Analyse fondamentale du 31/03/2025Bonjour à tous 🙂👋
Analyse des Datas de la semaine passée :
Croissance Européenne
Les chiffres de croissance européens ne sont pas si inintéressants, bons pour certains pays, moins bons pour d'autres. Cela n'impacte pas les marchés de manière significative, selon moi, car il se met en mouvement en fonction des "expectations" sur le réarmement européens.
États-Unis : Croissance et Risques Inflationnistes
Le chiffre des services PMI américain est meilleur que prévu, et celui du manufacturing est plus faible. Les Américains ont surtout une économie de services. C'est intéressant, mais à intégrer dans un contexte plus global. De manière plus générale, on peut en déduire, grâce aux chiffres de la semaine dernière, que la croissance reprend aux USA. Maintenant, est-ce que cela va être intéressant face à la politique tarifaire ? Nous le saurons le 2 avril.
Analyse de la situation actuelle:
Situation aux États-Unis
La situation, pour moi, est plutôt claire aux USA : On a une croissance qui reprend/corrige (et donc un risque d'inflation), on observe une chute des rendements obligataires, une baisse du S&P 500, et un CPI index qui ne fait qu'augmenter depuis décembre 2024. Les risques inflationnistes sont bien présents. Cependant, la politique tarifaire de Trump peut impacter négativement la croissance. Le climat est très incertain, c'est pour cela qu'on peut à la fois observer une baisse des obligations et une hausse du dollar ces deux dernières semaines. Les investissements vont principalement en cash et obligations. Sans ce contexte politico-économique, le signal inflationniste aurait pu être en faveur des actions, mais ce n'est pas le cas. Cette incertitude est aussi confirmée par la croissance de l'or, qui ne fait que prendre en valeur en situation d'instabilité économique.
Europe et Grande-Bretagne
On a eu les services et manufacturing flash, c'était assez intéressant à observer, car ce sont des données mensuelles. La croissance de l'euro suite au plan de relance concernant l'armement européen a débuté mi-février. On a donc un retour sur la croissance. Cependant, malgré l'augmentation, les chiffres ne sont pas pour autant incroyables, mais confirment malgré tout ce qui a été pricé.
Australie et Nouvelle-Zélande
Ce qui avait dynamisé la hausse du dollar australien et néo-zélandais il y a peu était avant tout le plan de relance de la Chine, qui visait un objectif de 5 % de croissance en 1 an. Mais, comme très souvent, la réalité nous rattrape. Entre les tensions commerciales États-Unis/Chine, la baisse de production chinoise et le CPI en baisse, les investisseurs perdent confiance (pour ceux qui y ont cru) en la capacité de la Chine à stimuler la croissance.
Canada
Le dollar canadien subit toujours à long terme la politique tarifaire avec son plus gros importateur, les US. Malgré quelques bonnes nouvelles concernant la croissance et la gestion de la politique monétaire, qui me semblent plus que respectables, les attentes et le sentiment du risque ici priment sur tout. De plus, avec les tarifs douaniers appliqués, il reste dans l'intérêt du Canada d'avoir la monnaie la plus compétitive possible afin d'absorber au maximum les effets des tarifs douaniers. Cependant, il faut veiller à ce que cela n'impacte pas négativement le pouvoir d'achat des Canadiens et, donc, toute perspective de croissance à long terme.
Japon et Suisse : Les Currencies "Risk-Off"
Concernant les "risk-off currencies", la direction est toujours à prendre de manière contextuelle, en fonction de la santé économique de la devise contre laquelle on souhaite trader. C'est pour cela que j'analyse ces économies toujours en dernier, car leur importance, impact et nuances dépendent du contexte global et de la santé économique des autres pays.
Merci de m'avoir lu, je vous souhaite une excellente semaine très profitable 😄
Macroeconomie
IMPORTANT Macroéconomie : Qu'est-ce que la balance commerciale ?La balance commerciale est un indicateur économique important qui peut avoir une influence significative sur les marchés boursiers.
Voici une explication simple de ce concept et de son impact potentiel :
Qu'est-ce que la balance commerciale ?
La balance commerciale représente la différence entre la valeur des exportations et des importations d'un pays sur une période donnée.
En d'autres termes :
-Si un pays exporte plus qu'il n'importe, sa balance commerciale est excédentaire (positive).
-Si un pays importe plus qu'il n'exporte, sa balance commerciale est déficitaire (négative).
Impact sur les marchés boursiers
L'influence de la balance commerciale sur les marchés boursiers peut varier selon qu'elle est excédentaire ou déficitaire :
Balance commerciale excédentaire
Un excédent commercial peut généralement avoir un impact positif sur les marchés boursiers :
-Il indique une forte compétitivité des entreprises nationales sur les marchés internationaux.
-Cela peut renforcer la valeur de la monnaie nationale, ce qui peut attirer les investisseurs étrangers.
-Les entreprises exportatrices peuvent voir leurs actions augmenter en valeur.
Balance commerciale déficitaire
Un déficit commercial peut avoir un impact négatif sur les marchés boursiers :
-Il peut indiquer une faiblesse de l'économie nationale ou une perte de compétitivité.
-Cela peut affaiblir la monnaie nationale, ce qui peut décourager les investisseurs étrangers.
-Les actions des entreprises dépendantes des importations peuvent être négativement affectées.
Nuances importantes
Il est crucial de noter que l'impact de la balance commerciale sur les marchés boursiers n'est pas toujours direct ou prévisible :
-Contexte économique global : D'autres facteurs économiques peuvent atténuer ou amplifier l'effet de la balance commerciale.
-Perception des investisseurs : La réaction des marchés dépend souvent de la façon dont les investisseurs interprètent les chiffres de la balance commerciale par rapport à leurs attentes.
-Secteurs spécifiques : Certains secteurs peuvent être plus affectés que d'autres par les variations de la balance commerciale.
En conclusion, bien que la balance commerciale soit un indicateur important, son influence sur les marchés boursiers doit être considérée dans le contexte plus large de l'économie et du sentiment des investisseurs.

