Apple : que fait une entreprise qui gagne trop d'argent ?Apple dégage environ 130 milliards de dollars de cash libre par an. C'est ce qui reste une fois toutes les factures et tous les investissements payés. Elle n'a besoin de personne pour financer sa croissance.
La raison ? Elle ne fabrique presque rien elle-même : TSMC produit les puces, Foxconn assemble. Le contraste de la semaine est saisissant — Alphabet a publié un cash-flow libre négatif de 5,9 Md$ au deuxième trimestre (une première depuis son entrée en Bourse en 2004), englouti par les data centers. Apple, elle, garde l'essentiel de ce qu'elle encaisse.
Et elle en fait une chose simple : elle rachète ses propres actions sur le marché pour les détruire. 100 Md$ de rachats supplémentaires autorisés en avril, et un nombre d'actions en circulation en recul de 2,4 % sur douze mois.
Le mécanisme : moins d'actions en circulation = le même gâteau divisé en moins de parts. Le bénéfice par action (BPA) augmente, même si le bénéfice total de l'entreprise ne progresse pas d'un centime.
Pourquoi rester cotée, alors ? Parce que ses ingénieurs sont payés en actions et qu'il leur faut un marché liquide pour les revendre. Et parce qu'à 4 900 Md$ de capitalisation, se racheter à 100 % demanderait près de quarante ans de cash-flow libre intégral.
Côté graphique : plus haut historique, moyenne mobile 40 semaines à 279,62 $ (équivaut à la MM200 jours) et orientée à la hausse.
Entre Google qui brûle son cash dans les data centers IA et Apple qui le distribue aux actionnaires, le marché a pour le moment tranché.
Mais, car il y en a toujours un : côté valorisation, le titre se paie environ 40 fois les bénéfices, contre une moyenne historique autour de 25x sur dix ans.
Une entreprise qui rachète ses actions à 40x a exactement le même problème que l'actionnaire — le prix payé compte. L'objectif moyen des analystes (324 $) est d'ailleurs passé sous le cours, à trois jours des résultats.
Et toi, requin, tu préfères le modèle 'Capex IA' (Google) ou 'Machine à FCF' (Apple) ? 🦈
Ceci n'est pas un conseil en investissement. Analyse publiée à titre informatif — faites vos propres recherches (DYOR).
