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Renault discute avec l'Etat français de sa future entité thermique-DG

(Actualisé avec précisions, contexte) SEOUL, 11 octobre (Reuters) - Le directeur général deRenault RNO Luca De Meo a annoncé mardi être en discussionavec le gouvernement français sur sa stratégie visant à attirerdes partenaires au sein de sa future entité de motorisationsthermiques, qu'il entend créer aux côtés d'une nouvelle entitéélectrique. Renault et Nissan 7201 ont engagé des discussions surl'avenir de leur alliance en parallèle du projet d'entités dugroupe français [nL8N31B18U]. Après plusieurs jours au Japon,Luca de Meo était en Corée où Renault a restructuré son offre devéhicules avec le concours du chinois Geely 175, désormaisactionnaire à 34% de Renault Korea Motors. "C'est le genre de secteur ou d'industrie où vous devezjouer l'échelle pour trouver des synergies", a dit Luca de Meo àdes journalistes à Séoul. "C'est un projet qui est là pourprojeter nos voitures à moteur à combustion dans l'avenir. Nousavons besoin d'un partenaire pour y parvenir, et c'est ce quenous faisons." Le directeur général de Renault répondait à une questionsur les discussions en cours avec Geely Automobile après unevisite de l'usine de Busan, opérée depuis le début de l'année enco-entreprise avec le groupe chinois. Renault a annoncé à ce sujet un investissement de plusde 900 millions d'euros sur six ans pour renforcer ses activitésen Corée du Sud, l'un des piliers du plan "Renaulution" àl'international. Le groupe au losange lancera une toute nouvelle gamme degrands véhicules hybrides sous la nouvelle marque Renault KoreaMotors (RKM) basée sur les dernières technologies de Geely-Volvopour le marché local et l'export à partir de 2024. Au sujet des discussions avec le gouvernement français,Luca de Meo a indiqué qu'il ne s'agissait pas de demander uneautorisation. "Il s'agit juste d'une conversation en cours, quicontinue, (sur) différents sujets que nous avons avec notreprincipal actionnaire." L'Etat français, qui détient 15% du capital de Renault,soutient la stratégie du groupe visant à améliorer son imagedans l'électrique via une entité dédiée basée en France, et àaccueillir des partenaires dans une autre entité dédiée auxmotorisations thermiques basée à l'étranger. Renault compte bien rester actionnaire majoritaire deson entité électrique, où son partenaire historique Nissanpourrait investir, mais seulement actionnaire minoritaire deréférence dans l'autre entité. Selon des sources proches dudossier, Geely, propriétaire de Volvo Cars et actionnaire à 9,7%de Mercedes Benz Group, discute avec Renault d'une prise departicipation signicative, voire de contrôle, dans l'entitéthermique. [nL8N3002JE] Geely n'était pas disponible dans l'immédiat pour uncommentaire. Un tel scénario devra obtenir l'aval de Nissan si destechnologies développées par le groupe japonais sont concernées.Un travail particulièrement délicat car Renault, Nissan etMitsubishi prévoient d'utiliser une architecture développée encommun pour 80% de leurs 90 modèles à l'horizon 2026. (Heekyong Yang et Joyce Lee, avec Gilles Guillaume à Paris,édité par Nicolas Delame) ((paris.newsroom@reuters.com;; + 33 1 49 49 53 12;))

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