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Pas de blocage dans les discussions Renault-Nissan, assure Senard

Points clés:
  • Les administrateurs de Renault, Nissan et Mitsubishi au Japon
  • 1ère réunion physique des 3 boards à des fins "d'information"-source
  • Des discussions importantes mardi et mercredi-Senard
  • Pas de blocage, mais pas encore d'accord non plus

Rien ne bloque les discussions entre Renault RNO et Nissan 7201 sur l'avenir de l'alliance entre les deux constructeurs, qui tiendront des "pourparlers importants" mardi et mercredi, a dit le président du groupe au losange.

S'exprimant lors d'une conférence économique au Japon, où les conseils d'administration de Renault, Nissan et du troisième membre de l'alliance Mitsubishi 7211 se sont réunis physiquement mardi pour la première fois, Jean-Dominique Senard a également vanté les mérites du partenariat vieux de vingt temps, objet aujourd'hui d'un projet de refonte.

"Rien ne bloque" les discussions, a déclaré le président de Renault à des journalistes en marge de la conférence économique à Tokyo, refusant de dire quand les membres de l'alliance trouveraient un accord. "Vous serez informés en temps voulu", a-t-il ajouté.

"En tant que président de cette alliance, je n'ai jamais connu une aussi chaude atmosphère en son sein, et c'est de bon augure pour l'avenir", a poursuivi Jean-Dominique Senard.

L'objectif de la rencontre des administrateurs des trois groupes, dont la précédente édition - en digital seulement - remontait à janvier, était une information mutuelle et générale sur les dossiers en cours et aucun vote n'a été organisé à cette occasion, a dit à Reuters une source proche du dossier.

Les administrateurs de Renault poursuivront ce séjour découverte mercredi par une visite de sites japonais.

Le constructeur automobile français a dévoilé la semaine dernière un plan stratégique de grande envergure passant par la création de cinq entités afin de conforter ses marges et financer son retour dans la course à l'électrification. Il espère que Nissan investira dans sa future partie électrique, appelée à être introduite en Bourse l'an prochain.

Après le séisme de la disgrâce du PDG Carlos Ghosn, qui a longtemps incarné l'alliance, son successeur à la présidence s'est efforcé de raccommoder les liens entre la France et le Japon, notamment vis-à-vis de ceux chez Nissan qui jugent la structure actuelle déséquilibrée.

Les deux groupes sont en train de renégocier leurs liens capitalistiques hérités du passé. Renault détient actuellement 43% environ de Nissan, tandis que le groupe japonais ne possède que 15%, sans droit de vote, de son partenaire français.

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